A partir de quand un néo-régional devient-il un régional à part entière ? La question se pose légitimement concernant le Retha (Rétha ou Rhéta serait le terme patois signifiant Réthais, habitant de l'ile de Ré). Car ce robuste pliant a la particularité d'être une création récente (2004), fruit d'un travail conjoint entre Luc Normand de la Tranchade (coutellerie "Le bateau phare" à Saint-Martin de Ré) et la Maison Berthier à Valence (Didier Charbonnel).
20 ans plus tard le confidentiel Rétha est toujours apprécié des amateurs, et si certains MOF comme Pascal Renoux se sont frottés à l'excercice, c'est que l'on peut envisager un début de reconnaissance de ce néo-régional (même s'il ne figure pas toujours dans les ouvrages spécialisés).
Comment le reconnaître ?
Les origines réelles du Saint-Martin étant confuses, la voie était libre pour doter l'île de Ré de "son" couteau. Le Rétha un pliant robuste, avec ou sans mitre avant, dont le large manche assure une prise en main rassurante. La lame, d'inspiration Higonokami, surprend un peu au premier regard mais fait toute l'originalité de ce couteau un peu lourd au fond de la poche.
© Couteaux Berthier
Le système de fermeture est à cran forcé sur la première génération, ou liner-lock sur les Retha II.
Pour les collectionneurs
Evidemment, pas de modèles vintage sur le marché. En revanche le collectionneur pourra débusquer un modèle célébrant le vingtième anniversaire "Edition 2025" en série limitée, dans des bois inédits (ziricote, bocote, loupe d'acacia et ébène royal...) et avec les platines entièrement guillochées.
Dans la série "les 30 états du Retha" conçue par Pascal Renoux, ce couteau en ébène, lame RWL34, guillochage intégral, vis, dos de lame et ressort. Platines polies, intercalaires satinés et insert ancre en argent massif.





